Mathieu Amalric,
parrain de la 4e édition

Il aime qu’on rappelle qu’il est tombé en cinéma grâce à Otar Iosseliani à 18 ans, qu’il a eu envie de « fabriquer des films » à son tour grâce à la découverte du plateau et de tous ces métiers qui, réunis ensemble, font un plan.
Alors, parce qu’il a raté les écoles, Mathieu Amalric a travaillé comme technicien (assistant-monteur ; régisseur ; assistant-réal ; accessoiriste) tout en réalisant des court-métrages ratés qui le poussaient à continuer. Tout ça, joyeusement, grâce à Louis Malle, Alain Tanner, Joao Cesar Monteiro, Romain Goupil entre autres… et le producteur Paulo Branco jusqu’à l’âge de 30 ans lorsque Desplechin prend le risque de lui faire découvrir un autre métier manuel du cinéma : acteur.
Et depuis tout se mélange, tout se nourrit et il goûte sa chance, d’où qu’elle vienne. Et notamment de la musique, il aime maintenant filmer seul des sortes de documentaires musicaux et amoureux : John Zorn depuis 8 ans, Barbara Hannigan depuis 3 ans.
Mathieu Amalric n’est pas un acteur qui s’est mis à faire des films mais un technicien réalisateur qui ensuite s’est retrouvé, grâce aux regards des autres, à AUSSI faire l’acteur.
Réalisateur-scénariste avec Mange ta soupe (1997), Le Stade de Wimbledon (2001), La Chose publique (2003), Tournée (2010), La Chambre bleue (2014) et Barbara (2017).
Comédien éclectique dans ses choix dont il est impossible de citer toute la filmographie ; allant du cinéma d’auteur français aux grosses productions américaines, il tourne avec Spielberg, Giannoli, Klotz, Pascal Thomas, Valeria Bruni Tedeschi, Damien Odoul, Bertrand Bonello, Marc Forster, Jean-François Richet, Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, David Cronenberg, Alain Resnais, les Frères Larrieu, Roman Polanski, Wes Anderson, Jean-Paul Rappeneau, Michel Leclerc, Kiyoshi Kurosawa…

A propos du festival PLAY IT AGAIN…

Vous êtes à l’inverse de ce dicton réactionnaire et anti-jeunes :
« C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes ». Ou de cet adage croupissant sans cesse seriné depuis l’Antiquité du « C’était mieux avant » qui dégoûte et brise les ailes des jeunesses et des possibles.
NON !!!…
Vous êtes l’oncle rêvé qui, en douce, vous amène voir un film pas de son âge, et qui vous bouscule. Vous êtes la grand-mère aimée qui, soudain, vous raconte une vraie histoire et vous réveille (pas les berceuses des parents faites pour mieux vous endormir), vous êtes l’ami bizarre de la famille qui soudain vous sort de vos gonds grâce à un Salinger glissé dans la poche, vous êtes ces traces pour toujours, d’envies, d’appétits, de curiosités, d’intimes.
Vous montrez vos grigris, vous montrez ce qui vous a fait devenir vous-mêmes, ce qui vous a sauvé, ce qui vous a fait grandir et avoir par instants, par instants seulement, la certitude d’être libre et unique !!…
En fait, vous vous montrez tout nus. Et ce partage électrique fait passer le courant. Qui devient alternatif, car très vite, survolté de désirs, ce sont les jeunes, à leur tour, qui vous « passent » leurs pépites d’aujourd’hui. Et vous sortent de votre léthargie.

Mathieu Amalric

Précédentes éditions :

Ambassadeur de la 3ème édition (2017) :
Jean-Paul Rappeneau
Parrain de la 2nde édition (2016) :
Benoît Jacquot
Ambassadeurs de la 1ère édition (2015) :
Christophe
Claus Drexel
Lucien Jean-Baptiste
David Perrault
Brigitte Rouan
Thomas Salvador